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07/12/2009

Faut-il avoir peur des ondes ? Entretien avec Jérôme Bonaldi

7 commentaires

Jérôme BonaldiJérôme Bonaldi est présentateur chroniqueur de télévision et de radio spécialisé dans les sciences, inventions. Ondes, antennes-relais, risques sanitaires…, il répond aux questions de Mobile et Santé.

Faut-il avoir peu des ondes ? Jérôme Bonaldi répond à la question sans détour, et avec humour.

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Commentaires


  1. 13/01/2010

    Merci à Jêrome Bonaldi de remettre les points sur les « i », notamment sur l’aspect « flou » des maladies supposées des électrosensibles.

    Certes, je n’aimerais pas me retrouver à leur place, mais comment croire à l’amalgame des maux de têtes, de dos, « troubles du sommeil »… j’ai même lu récemment dans un article du Progrès qu’une riveraine se plaignait que son chien faisait de l’incontinence urinaire depuis que l’antenne-relais du village était installée…

    Dans le même ordre d’idée, l’électricité faisait peur à ses débuts, on pensait aussi que le train, à ses débuts, était nocif lors de la traversée de tunnels. Il y a beaucoup de pédagogie à faire pour rendre compréhensible l’invisible !


  2. 13/01/2010

    Il faut rajouter que sur la porteuse micro-ondes, il y a des paquets d’extrêmement basses fréquences, qu’on ne retrouve nulle part dans la vie naturelle ni dans d’autre applications technologiques.
    Cela est unique à la téléphonie mobile, qui contient des micro-ondes et des extrêmement basses fréquences saccadées ( »pulsées »).
    Il faut se méfier de la désinformation, parfois institutionnelle mais le plus souvent industrielle qui consiste à dire que les antennes-relais, pas exemple, ne sont pas nocives parce qu’elle génèrent des émissions très inférieures à celles des téléphones portables.
    Cela est faux.
    Un téléphone portable émet environ 15 volts par mètre (V/m) en moyenne en conversation tandis qu’une antenne émet généralement entre 0,05 et 20 V/m environ en fonction de sa proximité, de son orientation et de l’heure de la journée.
    A Paris, par exemple, il n’est pas rare de recevoir 2 V/m dans un appartement, ce qui est déjà assez élevé, insupportable pour un électro-hypersensible (EHS).
    Or, le PRINCIPE CUMULATIF de Lai et Carino veut que « beaucoup et de temps en temps » ou « peu mais en parmanence », cela revient au même pour l’exposition aux micro-ondes pulsées.


  3. 13/01/2010

    Bonaldi n’y connaît rien, il confond tout : les ondes électromagnétiques du soleil, des éclairs et même de la radio-télévision n’on trien à voir avec les ondes PULSEES de la téléphonie mobile.
    Ce n’est pas qu’une question de fréquence !
    La TV c’est jusqu’à 800Mhz en ondes CONTINUES, à l’orée des micro-ondes.
    Or, les ondes de la téléphonie mobile c’est à partir de 900Mhz en ondes PULSEES.
    La différence est immense.

    De plus, les antennes, ce n’est pas rien comparé au téléphone.
    Un téléphone, c’est 20 volts par mètre en moyenne, une antenne c’est environ 2 volts par mètre. 10 fois moins mais en PERMANENCE.

    Personne n’a réussi à prouver que c’était dangereux ?
    Que faites-vous du rapport BIOINITIATIVE, du RAPPORT REFLEX et de la dernière étude d’INTERPHONE du 13/10/2009 ?
    Voici le lien : http://www.robindestoits.org/_a546.html

    Enfin, c’est faux, les « anti-antennes » veulent des antennes rayonnant à 0,6 volts par mètre maximum, ils ne sont pas contre à tout prix.

    Renseignez-vous avant de causer.
    Ne confondez pas le complot du 11 septembre et le canular sur le POP CORN, qui étaot une pub pour un marchand d’oreillette Bluetooth.


    Réponse de Mobile-et-Sante.fr

    Nous vous laissons la responsabilité de vos propos sur M. Bonaldi. Votre message repose sur une différence qui n’existe pas. « Les ondes de la téléphonie mobile ne sont ni des ondes pulsées, ni des ondes de très basses fréquences », ainsi que l’écrit l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) dans son rapport de 2009 sur la téléphonie mobile. Plusieurs autorités sanitaires, en France (AFSSET) comme à l’étranger (SCENIHR, Pays-Bas, Suède…), traitent de l’ensemble des ondes radio dans leurs rapports, sans faire de différence entre la radio, la télévision, la téléphonie mobile ou les autres services.
    Vous citez, dans votre message, trois études qui ont été prises en compte par l’AFSSET, sans pour autant modifier sa conclusion : aucun danger pour la santé n’est établi quelle que soit la source d’émission (téléphone mobile, émetteurs radio ou TV, antennes-relais, box Wi-Fi…). A propos du rapport BioInitiative auquel vous vous référez, l’AFSSET écrit : « le rapport BioInitiative doit être lu avec prudence : il revêt des conflits d’intérêts dans plusieurs chapitres, ne correspond pas à une expertise collective, est de qualité inégale selon les chapitres et est écrit sur un registre militant. »

    Enfin, votre revendication « d’antennes rayonnant à 0,6 V/m maximum » est sans fondement scientifique et n’est recommandée par aucune autorité sanitaire au monde. Cette revendication aboutirait à priver de radio, de télévision ou de téléphonie mobile la très grande majorité des Français. Elle a d’ailleurs été abandonnée par les associations comme Robin des Toits qui ont récemment revu leur discours sur ce sujet.


  4. 13/01/2010

    Vu sur le site de Robin des Toits :

    Dans la famille technique de la téléphonie mobile, la structure physique de l’émission est triple :

    1/ une hyperfréquence, ou micro-onde,
    2/ une gamme de très basses fréquences,
    3/ une multipulsation chaotique, c’est-à-dire sans résonance de rythmes (217 pulses/sec).

    Les micro-ondes et les très basses fréquences présentent une toxicité mais la plus forte est celle des saccades : là, le désordre a la forme de « micromitrailleuses » électromagnétiques.

    Cela suffit non seulement pour désorganiser les processus physiologiques mais même pour décomposer des structures biochimiques.

    Ce désordre est cause d’agressions physiologiques primaires, dont 4 principales :

    – la perte d’étanchéité de la barrière sang-cerveau (hémato-encéphalique),
    – la perturbation de production de la mélatonine,
    – la déstabilisation des régulations membranaires,
    – les dommages génétiques.

    Elles engendrent à leur tour les pathologies spécifiques de l’exposition du vivant aux hyperfréquences pulsées. Comme le syndrome des micro-ondes, connu par l’armée depuis les années 60.

    Il faut se méfier de la désinformation, parfois institutionnelle mais le plus souvent industrielle qui consiste à dire que les antennes-relais, pas exemple, ne sont pas nocives parce qu’elle génèrent des émissions « 100 000 fois inférieures » à celles des téléphones portables.
    Cela est faux.
    Un téléphone portable émet environ 15 volts par mètre (V/m) en moyenne en conversation tandis qu’une antenne émet généralement entre 0,05 et 20 V/m environ en fonction de sa proximité, de son orientation et de l’heure de la journée.
    A Paris, par exemple, il n’est pas rare de recevoir 2 V/m dans un appartement, ce qui est déjà assez élevé, insupportable pour un électro-hypersensible (EHS).
    Or, 2V/m n’ont jamais été 100 000 fois inférieurs à 15V/m !

    De plus, Robin des Toits revendique 0,6V/m maximum d’exposition du public par les antennes relais. On imagine bien que si les antennes émettaient à 100 000 fois moins que les téléphones portables, notre association ne se préoccuperait pas des antennes !

    Enfin, les défenseurs de la pseudo innocuité sanitaire de la téléphonie mobile confondent volontairement les puissances électriques d’émission des antennes et l’intensité reçue par le public riverain des antennes.
    Ainsi, selon l’Afom (Association Française des Opérateurs Mobiles) : « Les antennes-relais ont une puissance d’émission de l’ordre de 20 Watts, soit en moyenne 1000 fois inférieure à celle des émetteurs de radio ou de télévision. »
    Outre le fait que les torchons sont ici comparées aux serviettes (les ondes de la radio-télévision n’ont strictement rien à voir avec les ondes de la téléphonie mobile), ce n’est pas la puissance électrique en Watts sortie d’antenne qui compte mais l’intensité électrique exprimée en volts par mètre reçue par les riverains.
    Or, la science indépendante de l’industrie affirme unanimement que ces émissions radio-électriques particulières sont nocives à partir de 0,6V/m.

    Par ailleurs, les riverains d’antennes ne sont pas exposés a des moyennes nationales !
    En moyenne nationale les expositions a l’amiante ont été très faibles, les 100 000 morts n’existent pas puisqu’ils ont été exposés a des moyennes nationales sans danger ! L’argument des moyennes est une falsification.

    Il est important également de savoir que les ondes de la radio-télévision sont des ondes continues à 800Mhz maximum mais que les ondes de la téléphonie mobile commencent à 900Mhz, dans la gamme des micro-ondes et qu’elles sont pulsées par des ondes d’extrêmement basses fréquences (ELF), ce qui induit une triple toxicité, à la fois par les micro-ondes, puis par résonance avec les fréquences ultra basses du cerveau et enfin et surtout par les pulsations, qui désorganisent les processus physiologiques primaires et occasionnent des dommages irréparables à l’ADN.

    Or, ce type d’ondes ne se retrouve ni dans la nature ni dans aucune autre technologie.
    Toute comparaison avec les ondes du soleil (bien plus élevées en fréquence) , de la télévision ou autre relève donc soit de la méconnaissance, soit de la tromperie.


    Réponse de Mobile-et-sante.fr :

    Nous vous laissons la responsabilité de vos propos sur la désinformation. Les Internautes apprécieront au regard de ce qui suit.

    Vous mettez en avant une caractéristique physique qui serait spécifique à la téléphonie mobile, mais qui, en fait, n’existe pas. « Les ondes de la téléphonie mobile ne sont ni des ondes pulsées, ni des ondes de très basses fréquences », ainsi que l’écrit l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) dans son rapport de 2009 sur la téléphonie mobile. L’AFSSET écrit également en 2009 : « les émetteurs radiofréquences et notamment les antennes des stations de base de téléphonie mobile n’émettent pas de rayonnements extrêmement basses fréquences de quelques dizaines de Hertz. […] ».

    L’AFSSET conclut qu’aucun danger pour la santé n’est établi quelle que soit la source d’émission : téléphone mobile, émetteurs radio ou TV, antennes-relais, box Wi-Fi… Elle conclut également qu’il n’existe aucune raison scientifique de modifier les seuils en vigueur, dont l’objectif est de protéger la santé de la population et qui commencent à 41 V/m pour la téléphonie mobile. En se référant aux lois de la physique, l’AFSSET ajoute qu’il est nécessaire de distinguer entre l’exposition en champ proche, générée par exemple par l’utilisation du téléphone mobile, et l’exposition en champ lointain liée aux émetteurs radio ou TV ou aux antennes-relais. En revanche, l’AFSSET ne se réfère nulle part à un quelconque « principe cumulatif », du type de celui qui est cité dans votre message.


  5. 25/01/2010

    Qui croit en l’AFSSET ?
    Vous ?

    Tenez, lisez ce papier, tout y est résumé : http://www.robindestoits.org/_a546.html sur l’AFSSET, sur l’Académie de médecine, sur la Fondation Santé et Radiofréquences, etc…

    Tiens, l’OPECST, on n’avait pas encore fait, à venir !

    Sachez que des institutions officielles sérieuses, elles, dénoncent la toxicité de la téléphonie mobile et du Wifi, comme l’Agence européenne de l’environnement ou le Parlement européen. En Angleterre, en Allemagne et en Autriche, le Wifi a été interdit dans les écoles et l’Allemagne recommande officiellement depuis 2007 de préférer les connexions filaires au Wifi.
    Voir : http://www.robindestoits.org/_r92.html


    Réponse de Mobile et Santé

    L’AFSSET a publié, fin 2009, un avis sur les radiofréquences, qui s’appuie sur un travail collectif de mise à jour des connaissances scientifiques. Ce travail a été mené par 13 experts indépendants en présence d’un observateur de l’association Priartem. L’AFSSET est loin d’être isolée. Ses conclusions scientifiques sont partagées par l’OMS, par l’OPECST, par l’Académie de Médecine et par de très nombreuses autorités sanitaires à travers le monde. Les autorités françaises se réfèrent à l’AFSSET. Et nous nous référons aux autorités françaises.
    Quand nous citons des institutions, nous pouvons produire les documents de ces institutions qui attestent nos dires. Où sont les documents de l’Agence européenne de l’environnement et du Parlement Européen qui parleraient de toxicité à propos de la téléphonie mobile et du Wi-Fi ? Au niveau européen, le comité scientifique SCENIHR partage, lui aussi, les conclusions scientifiques de l’AFSSET.
    Où sont les documents qui interdiraient le Wi-Fi dans les écoles en Angleterre, en Allemagne et en Autriche ? En Angleterre, l’Agence de Protection de la Santé a écrit en septembre 2008 qu’il n’existait aucune raison de ne pas continuer d’utiliser le Wi-Fi dans les écoles.


  6. 25/01/2010

    A propos de l’électro hypersensibilité, on peut lire cette rubrique : http://www.robindestoits.org/_r55.html

    L’EHS est une pathologie reconnue et décrite par l’OMS. En Suède il s’agit d’un handicap, en Angleterre une maladie, mais le lien officiel avec les champs électromagnétiques n’est pas officiellement reconnu !
    En France, elle est juste ignorée par les pouvoirs publics.
    Or, de nombreuses études indépendantes et non contestées ont démontré à la fois la réalité de l’électrosensibilité et le lien physiologique avec l’exposition aux champs électromagnétiques.


    Réponse de Mobile et Santé

    Les personnes se déclarant électrosensibles présentent des symptômes et des problèmes de santé bien réels qu’il importe de traiter. Pour autant, votre message comporte trois inexactitudes.
    Tout d’abord, il n’existe « aucune base scientifique permettant de relier les symptômes de l’électrosensibilité à une exposition aux champs électromagnétiques » (OMS). Cette position est notamment partagée par les autorités sanitaires françaises, anglaises et suédoises. Ensuite, le Ministère de la Santé est en train d’élaborer avec l’Hôpital Cochin un protocole d’accueil et de prise en charge des personnes se déclarant électrosensibles. Enfin, l’électrohypersensibilité n’est pas une pathologie en tant que telle qui aurait été décrite par l’OMS ou par l’Angleterre ou qui serait reconnue comme un handicap en Suède.

    Le député Alain Gest qui s’est rendu en Suède en 2009 pour son rapport sur la téléphonie mobile et la santé écrit ainsi : « à la différence des informations dont [il] avait pu prendre connaissance jusqu’alors – en provenance notamment de certaines associations – l’EHS n’a pas le statut de maladie [en Suède]. Ce qui est pris en compte, ce sont les symptômes présentés par un individu au praticien, sans que toutefois ces symptômes soient rattachés à l’exposition aux champs électromagnétiques, corrélation qui n’a jamais été démontrée. »


  7. 28/01/2010

    Merci à Jêrome Bonaldi de remettre les points sur les « i », notamment sur l’aspect « flou » des maladies supposées des électrosensibles.

    En réponse à cette personne, je l’invite à s’intéresser de plus près aux électrosensibles, car dans très peu de temps, disons une dizaine d’années, il connaîtra dans son entourage direct, au moins un électrosensible, et il ne s’agira pas, si par exemple c’est sa fille ou son fils, de mettre en doute sa parole, mais de le croire et de l’aider…

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